pietraL’histoire de ce qu’à travers les années est devenu le pensionnat Ciliota a des origines très anciennes: en ce lieu existait déjà un oratoire en bois dedié à Sainte Susanne et géré par l’école de la Fraternité de S.Rocco. En 1484, à cause de la peste qui se propageait, il fut été cédé, avec des maisons qui étaient tout près, à Soeur Chiara du monastère de Sainte Marguerite qui était à Torcello.

La Fraternité pût donc acheter un terrain des frères mineurs de l’église de Santa Maria Gloriosa dei Frari pour y bâtir une nouvelle école. En plus du nom qui a été donné à l’église du monastère, il nous reste aussi un bas-relief en terre cuite peinte dans la façade de l’accès principal au pensionnat qui temoigne le lien de la fraternité avec l’école et sa dévotion à San Rocco (dont ils avaient la garde du corps).

sanroccoLe patriarche Maffeo Girardi, le 23 avril 1488, bénissait la première pierre de l’église qui aurait bientôt remplacé l’oratoire en bois. Le monastère parvint à heberger une cinquantaine de professes. En 1810 l’église fut fermée par un décret de Napoléon et le monastère fut transformé en siège de l’Académie Philarmonique.

Le 20 juillet 1822 les locaux du monastère s’ouvraient pour accueillir la communauté des maîtresses d’école et des institutrices gérée par l’abbé Pietro Ciliota, une communauté qui s’agrandissait à vue d’oeil. À San Samulele, qui est tout près, l’abbé Ciliota avait déjà commencé à accueillir de jeunes femmes peuvres pour leur apprendre le catéchisme mais aussi, avec la coopération de certaines institutrices, pour leur donner une instruction de base (lecture et écriture) et leur apprendre les travaux domestiques.